Présenté comme le seul joueur capable de résister à la tornade Federer à la suite de son sacre à l'Open d'Australie en 2005, Marat Safin a connu trois saisons gâchées par les blessures. Ce temps est révolu : le Russe entend bien revenir au premier plan.
Docteur Jekyll et Mister Hyde. Une fois encore, Marat Safin a montré deux visages lors de son quart de finale face à Feliciano Lopez. D'abord crispés, ses traits expriment toute la frustration d'une entame de match complètement ratée. Rendu nerveux par l'idée de pouvoir accéder à sa première demi-finale de Grand Chelem depuis l'Open d'Australie 2005, Le Russe nettoie les bâches, tape des "bois" et, bien sûr, fracasse sa raquette à plusieurs reprises. Le contraste avec le calme olympien de Feliciano Lopez est saisissant. L'Espagnol alterne service-volées académiques et revers slicés qui mettent la grande carcasse de Safin, obligé se baisser très bas sur ses jambes, au supplice. La démonstration est totale jusqu'à ce que la pluie ne vienne au secours du Russe, complètement perdu sur le court et mené 5-2.
A la reprise, Safin est transfiguré. Même s'il perd le set, la métamorphose est visible dès les premiers échanges. "Il fallait que je me calme", déclarait sobrement le Moscovite à la sortie du court. Et de se justifier : "J'ai commencé un peu nerveusement. Je ne l'avais battu qu'une fois à Madrid, et j'avais été chanceux, pour quatre défaites". Chassant les fantômes du passé, Safin se fait violence et ajuste enfin son placement. Plus sûr dans ses prises d'appui, il peut enfin balancer ses retours au cordeau et revenir à une manche partout. Le troisième set est superbe entre l'Espagnol qui continue de se ruer au filet avec une belle obstination et le Russe capable de toutes les fulgurances, comme lors de ce jeu décisif qu'il survole littéralement (7 points à 1).
Menant au tableau d'affichage, Safin ne décélère pas. Par bribes, il est même tout proche de son meilleur niveau, celui qui l'avait amené au sommet du tennis mondial. Enorme en service (18 aces), il avoue juste un petit moment de faiblesse au moment de conclure sur sa mise en jeu à 5-2. Rattrapé par une peur qui ne connaît plus que trop peu, celle de gagner, il cède son engagement. Mais Safin est aussi un immense champion. Il se ressaisit aussitôt et se qualifie pour le dernier carré sur une ultime double faute de Lopez. Depuis son succès à Melbourne en 2005, Safin n'avait jamais réussi à gagner cinq matchs de suite. Premier Russe à atteindre les demi-finales de Wimbledon, l'actuel 75e joueur mondial (il est assuré de rentrer dans le top 40 après le tournoi), s'apprête désormais à affronter le maître des lieux, Roger Federer. "Battre Federer ? Pour ça, il faut être Nadal, courir comme un lapin et frapper des coups gagnants depuis tous les coins du court !, a lancé le Russe. Ce n'est pas parce qu'on gagne quatre ou cinq matches qu'on peut commencer à inquiéter Federer. Combien de fois il a gagné ici lui ? Cinq, moi c'est ma première demi-finale. Alors je crois que ce sera un peu trop difficile". Un challenge à la (dé)mesure de Marat Safin
ps : moi je veux voir marat safin gagne contre ce roger Federe inchallah il va passe pour le final en plus marat et muslamne